60 points, une année de coupe d’Europe (2ème meilleur total en version championnat à 3 points). Un joueur avec 20 sélections en équipe de France, sous le maillot rennais. Une
demi-finale de coupe de France. 6ème avec le 8ème budget du pays. Les motifs de satisfaction ne vont pas manquer pour justifier les résultats 2011/2012. Ca, c’est pour le
côté pile.
Oui mais voilà, j’avais récemment écrit qu’il fallait 61 points, soit le record égalé du club, pour réussir sa saison, c’est le total obtenu par Bordeaux pour aller souffler in extremis la place
en Ligue Europa. L’amertume ne serait pas là si l’effectif avait passé une saison en surrégime, à l’instar de Montpellier qui n’avait pas une équipe très au dessus. Avec Rennes, c’est
toujours du sous-régime. Rien ne sert de juger une équipe sur le papier, le plus important est ce qu’on en fait. La preuve avec Montpellier qui devrait dans ce cas si situer entre les
8ème et 12ème places. La preuve avec Paris qui n’aurait du avoir aucun concurrent cette année. La preuve avec Rennes qui aurait du jouer la 3ème place.
Pourquoi ce sous-régime ? Antonetti a eu la franchise d’annoncer l’été dernier, et encore plus l’hiver dernier, qu’il avait l’effectif qu’il attendait. Et on ne peut pas dire que l’équipe a
été très touchée par les blessures. Je vois au moins 2 raisons dans le déficit de gestion de cet effectif : le manque de renouvellement tactique d’abord. C’est bien beau d’annoncer que Yann
M’Vila est important, mais Antonetti n’a jamais essayé de trouver des solutions alternatives. Un duo temporaire Doumbia-Pajot aurait été hors sujet ? A force de tourner autour du même
joueur, on donne des billes aux adversaires ? Et quid du caractère de cette équipe ? Comment un entraîneur qui en manifeste autant, sait il en donner si peu à ses joueurs ?
J’ai rarement vu à Rennes une équipe qui en manifestait si peu, sauf peut-être contre Nice au mois d’avril.
Antonetti annonçait récemment dans Le Parisien : « La France va voir ce que Rennes a dans le ventre face à Paris et Montpellier ». La France a vu.
L’entraîneur devra résoudre ce déficit dont il est responsable pour la saison prochaine. Car semble-t-il saison prochaine il y aura.
Je souhaite qu’il soit responsable du recrutement, et que celui-ci soit basé sur du caractère et de l’expérience, tout ce qui a manqué à l’équipe cette année. Sans être ridicule, le recrutement
n’a pas encore été très bon cette année. Costil est la réussite. Féret est un bon joueur de Ligue 1, mais qui n’a jamais brillé face aux « gros », Mavinga a été cette année sous-estimé,
mais avait fort à faire avec la concurrence. Hadji a pu décevoir même si je suis persuadé que ce joueur est important dans l’effectif. Reste Pitroipa… Un recrutement à la Dréossi. Un joueur
sympathique, mais pas un joueur de football, si tant est que l’on considère ce sport comme un sport collectif.
L’absence réelle d’une progression depuis 5 ans vient en partie d’un recrutement raté au moins une fois sur 2.
J’avais écrit voici un an que le club se cherchait un capitaine. Il ne l’a à mon sens pas encore trouvé. Avec un an de plus, Romain Danzé pourrait être pourquoi pas celui là. Mais il ne l’a pas
assez montré sur le terrain cette année.
Transition facile : le cas Danzé. Après Didot et Lemoine, il serait question d’un non renouvellement de contrat en sa faveur ? Il paraîtrait que des voix se sont élevées en haut lieu,
donc je ne vais pas poursuivre sur le sujet. Mais si départ il y avait, Dréossi et Antonetti devraient se justifier et argumenter ce qui ferait office d’attaque envers le public.
Il est d’ailleurs question de remaniements à la tête du club. Ce sera l’occasion d’écrire un nouveau billet.
Un dernier mot : les milieux défensifs me feraient plaisir s’ils cadraient leurs tirs. Des milieux défensifs (par ailleurs satisfaisants pour ce qui est de Pajot et Doumbia) qui savent
marquer des buts sont de vrais apports dans une équipe. A Rennes, pas un n’en est capable.
4 jours avant probablement le match de l’année,
celui qui pourrait sauver la saison du Stade et envoyer les bretons en finale de la Coupe de France pour la deuxième fois en 3 ans, ce qui constituerait un exploit si on considère une disette de
38 ans, il y avait un match à Evian à jouer.
A la recherche de la bonne formule. Voilà le résumé
du travail de Frédéric Antonetti depuis la fin de saison dernière. Et la bonne formule, elle commence à se dessiner pour faire de l’équipe rennaise une des meilleures du pays actuellement. Tout a
commencé lors du mercato d’été où l’objectif était de corriger et améliorer les points faibles de l’exercice précédent.
Deux matchs viennent d’être joués en 3 jours. En
cette période de chaleur, la situation est certes difficile pour les organismes, mais également pour un club dont on se rend compte qu’il n’est pas taillé pour jouer avec cette fréquence.
Malmenés en première période à Belgrade, les rennais ont réussi une superbe seconde mi-temps pour aller s’offrir une victoire. Victoire de prestige, mais aussi une victoire plus qu’importante
puisqu’elle devrait ouvrir la porte des poules.
